mercredi, 03 février 2010
Arrêt culture
Vous vous souvenez, ce week-end je me suis retapée l'intégrale des Inconnus, et c'était quand même bien chouette.
Et cette émission Arrêt Culture m'a bien fait marrer, moi qui vous fait une petite fixette Art Contemporain en ce moment.
Comment dire ?
Eh bien quand les Inconnus nous font le coup de l'artiste contemporain, ça sonne tellement juste que ça s'éloigne de la parodie pour s'ancrer bien comme il faut dans le réel.
Voilà, c'est juste génial.
(Et oui, cette semaine, je vais vous coller plein de vidéos).
(J'ai décidé).
16:08 Publié dans So ArtistoUs | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
V'là-ti pas que j'aime Yves Duteil maintenant ?
Au détour de mes pérégrinations sur Europe 1, j'ai entendu ce morceau.
Depuis je l'ai écouté combien de fois ? 10, 20, 50 ?
Je suis fan, voilà tout.
Alors je vous colle la vidéo ci-dessous, et cela fera l'objet du billet du jour.
Et sinon il y a du nouveau sur Les Pestaculaires, et sur le bloug de la So ColocationoUs.
Donc, et contrairement aux apparences, je ne chôme pas.
Youhou!
Une très jolie version est aussi visible ici : Yves Duteil, Si j'étais ton chemin, en live.
12:52 Publié dans Questionnements amoureux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yves duteil
lundi, 01 février 2010
La non élégance du criquet

Ce week-end, je suis partie loin de tout, mais près de certains, et j'ai vécu des choses toutes simples, dont il m'arrive de perdre la saveur, parfois.
Enfin parfois : de moins en moins.
Ne ressembler à rien en enfilant le jean de son mec, par exemple.
Et pourtant ne jamais s'être sentie aussi bien dans son jean, tiens.
(Mais il faut me comprendre : il fait très froid dans le Doubs).
Enfin bref, c'était chouette.
Et là bas, dès que j'ai su qu'il y avait un zoo, c'est pas compliqué j'ai emmerdé tout le monde jusqu'à ce qu'on y aille.
Au zoo.
Parce que les zoos constituent une passion dévorante, je peux être infernale avec ça.
ON VA AU ZOO!
ON VA AU ZOO!
ON VA AU ZOO!
C'est pas compliqué, j'y passerais ma vie, si je pouvais.
(D'ailleurs le panda roux de la ménagerie du Jardin des Plantes et moi, c'est à la vie à la mort).
(Carrément).

Peine perdue, il faisait un froid de canard, alors les animaux faisaient sacrément la gueule.
Mais vous apprendrez quelque chose : il y a des autruches dans le Doubs.
(Oui je sais : c'est dingue, une information pareille).
Il y avait aussi des bidules moins choupis, et au détour d'un couloir, la vérité me sauta aux yeux :
le trashy & sexy n'est pas mort sur ce bloug !
La preuve, je vous propose mon témoignage bouleversant après avoir assisté (et participé un peu), à la première partouze ailée.
C'était très romantique.
Bien sûr, j'ai sorti l'appareil photo et j'ai mitraillé tout ce que j'ai pu.
J'étais d'un ridicule sans nom, mais je voulais témoigner de cette expérience dingue.


...
Le soir après tant d'émotions sexuelles, j'ai regardé pour la millième fois Les Inconnus en DVD, en mangeant du saucisson.
C'est chouette Les Inconnus, mais faut avoir entre 28 & 35 ans.
Sinon, tu remarques que ça n'a pas franchement bien vieilli.
Comme nous, quoi.
C'est pour ça que nous avons adoré.
NB : De toutes manières, quiconque me connait un peu sait que regarder avec moi un DVD est bien chiant comme il faut :
1. Je gonfle tout le monde pour choisir le DVD en question (et je n'ai pas franchement bon goût)
2. Je prends toute la place sur le canapé, sous une couette immonde (et qui pue)
3. Je m'endors 10 minutes après le début, en ronflant
4. Je finis par baver, comme une femme du monde qui ne se respecte pas.

Et là ce weekend, une petite fille des plus choupies, m'a regardée droit dans les yeux, et m'a apportée son doudou, pour que je dorme.
Pour que je dorme, bien.
Et elle m'a dit que j'étais gentille des fois.
Mais que je mettais plein d'eau sur le carrelage de la salle de bains quand je me lavais les cheveux.
Comment dire ?
Eh bien, je n'oublierais jamais cette petite fille, tiens.
Pour ce que j'ai vu dans ses yeux : des trucs que j'aimerais voir plus souvent.
Et pour lesquels y'a pas de mot, et on s'en fout.
Elle était trop chouette.
On a fait des lettres dans la neige, et elle m'a donnée envie d'être maman.
Un jour.
Ce que n'ont pas réussi les criquets.
(Pourtant, ils semblaient vouloir me donner le mode d'emploi).
CQFD.

Ah oui, et sinon, je ne savais pas où le caser, mais Le Refuge, featuring le gros ventre d'Isabelle Carré a pour seul intérêt le gros ventre justement.
C'est bien joli le cinéma contemplatif, mais encore faudrait-il ressortir en ayant appris quelquechose, ou ne serait-ce que vécu une émotion ?
Parce qu'à part le gros ventre, il se passe que dalle : ni dans le film, ni en soi.
(Au secours)
19:53 Publié dans So VoyageoUs | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 29 janvier 2010
Le tractopelle qui remuait des vêtements

"Le fait d'avoir froid, d'être angoissé et bouleversé, de chercher la sortie, de vouloir retrouver la vie à tout prix est une expérience originale, procurée par le coeur vivant de l'oeuvre", Boltanski.
Pour peu certains se demanderaient d'où me vient cette passion subite de l'Art Contemporain, tiens ?
Alors qu'en fait, ça fait un moment que ça me trotte cette histoire.
Alors c'est sûr, je suis partie par mon angle habituel : j'ai trouvé cette art là drôlement rigolo.
Puis je me suis moquée.
Attitudes qui font se gausser le con et le snob qui simulent d'être des intellectuels.
Mais j'ai envie de dire qu'on s'en fiche un peu nous autres de ceux là.
Carrément même.
Donc oui, tout cela me semblait bien ridicule, et pourtant, si je ne me suis jamais souvenue des oeuvres que je pouvais voir dans du musée classique bien comme il faut, les oeuvres & installations d'Art Contemporain : je ne les oubliais, jamais, elles.
Là je suis allée voir des monticules de vêtements au Grand Palais, et j'ai été retournée dans mes certitudes.
Je pense être complètement fichue.
Ou sauvée, c'est au choix.

L'exposition dont nous parlons est Monumenta 2010, Personnes par Christian Boltanski.
Pour vous résumer, c'est la troisième fois qu'on fait un truc dont le concept est le suivant : on donne le Grand Palais à un artiste d'Art Contemporain, et on lui dit : "Démerde-toi".
Bon je simplifie hein, mais en même temps c'est l'essentiel à mes yeux.
Et ce que je trouve terrible dans cette démarche, c'est que ça vise principalement le grand public.
Or, vous le savez, quand l'art est excluant, c'est à dire quand en gros, on te demande d'être un intellectuel avec plein de bagages pour le comprendre, alors, cet Art là ne m'intéresse point.
Il m'emmerderait presque.
Du coup, quand je suis face à de telles initiatives, ça me plait drôlement, on touche le partage, et l'émotion, dont je vous rabâche les oreilles sans arrêt.

D'un point de vue pratique, tu entres et tu es face à ce que tu vois sur les photos (non, sans blague ?).
Des vêtements sont disposés sur le sol, sur de grand carrés que tu découvres en parcourant les allées éclairées par des néons.
L'univers auditif joue énormément dans la perception, puisque des milliers de coeurs qui battent guident ton parcours.
Ou te perdent dans des limbes angoissantes.
La preuve, en vidéo (je suis drôlement douée, vous allez voir) :
(Vous avez vu comme je filme bien sans trembler ?)
Personnellement, je n'ai pas entendu des coeurs battre, mais des locomotives qui mèneraient vers une voie sans issue.
Il semblerait que je ne sois pas si loin du but, puisque cette installation gigantesque n'est pas sans rappeler les camps de concentration.
Moi j'y ai ressenti un voyage, d'où une terreur inexplicable qui ne m'a pas quittée une seule seconde.
J'imagine que c'est aussi l'heure de ma visite qui a joué (la nuit tombait doucement), et c'est une exposition qui mérite très certainement plusieurs visites, pour le voir sous toutes les lumières.
Ce soir là, je me suis sentie toute petite, je me suis sentie rien, et j'ai été terrifiée.
J'étais peut-être moi aussi cette robe perdue au milieu de milliers d'autres vêtements : colorée certes, jolie seule et quand elle est le centre des regards, mais rien au final, dans la multitude de toutes les autres.
J'ai eu peur d'être rien, et puis pire : je me suis rendue compte n'être rien.
Salvatrice, cette visite, donc.

Dans un coin, un immense monticule de vêtements que ne vient déranger qu'une pelle au bout d'une grue, qui monte très haut, pour ensuite faire tomber une poignée de vêtements, telle une pluie colorée désuète, et pourtant si touchante ?
C'est peut-être ça que l'on pourrait répondre aux détracteurs de tels projets : bien sûr que quiconque est en mesure de construire un monticule de vêtements, et de foutre une pelle pour remuer le tout, mais susciter l'émotion, est-ce à la portée de tous ?
Je ne le crois pas.
Et cela m'a rassurée : oui la poésie peut se cacher partout et venir te chercher alors que tu es juste gelée par le froid, et que tu ne comprends pas très bien où cela va te mener.
En vrai, cela ne va te mener nulle part, et c'est tant mieux de se balader en soi parfois, sans que ça n'est plus de répercussiosn tangibles que tes propres réflexions.

Voilà, je n'ai peut-être rien compris à Boltanski, et je ne vais pas faire semblant d'avoir su avant cette visite qu'il existait.
Non je n'y connaissais rien, et j'ai été touchée quand même.
Comme quoi, même sans bagage, on peut ressentir.
Surtout, peut-être ?
Peut-être, Boltanski lui-même se refusant à donner de quelconque clés de compréhension.
Il faut y aller, et se laisser aller.
Point barre.
...
Pour en savoir plus, il y a plein de choses là :
http://www.monumenta.com/2010/
Et l'artiste lui-même explique plein de choses avec un partage et une simplicité qui me touchent beaucoup :
Entretien avec Christian Boltanski - Monumenta 2010 par monumenta
08:23 Publié dans So ArtistoUs | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monumenta, boltanski
mercredi, 27 janvier 2010
Késaco des polaroids explicites ?
Malgré tout, parfois, on fait une petite exception et on parle de théâtre ici, aussi.

La photo n'a rien à voir, mais je l'aime bien.
Parfois, je me dis que ça y est, je suis prête : je peux aller voir de la pièce intellectuelle de gauche (oui, il y a un théâtre Télérama) (je fais des raccourcis inutiles, j'aime beaucoup Télérama, hein) (et je suis peut-être de gauche aussi) (enfin ça n'est pas l'objet de ce qui suit).
Bref, y aller, y comprendre quelque chose, et me dire qu'on ne se fout pas complètement de nous.
Et puis quand je sors de ce que j'ai vu vendredi dernier, je me dis que non, je ne suis pas forcément prête.
Ou peut-être que si, et qu'être prête pour moi signifie oser dire que j'ai trouvé ça complètement inutile, voire consternant ?
Alors qu'avant, et comme beaucoup, face à un certain snobisme, je préférais me dire que je n'étais pas à la hauteur, et que si je n'ai pas aimé, c'est que je n'avais rien compris.
En tant que spectateur, on grandit aussi ? Chouette !
Et surtout je continuerais à me battre contre toute forme d'Art excluante. En la matière, hors du partage, point de salut.
Point barre.
...
Il faut savoir que je ne me renseigne jamais sur les pièces avant d'aller les voir.
Pas envie d'être influencée.
Et par grosse flemme aussi.
Et puis parfois, ça pourrait me décourager d'aller voir certaines pièces, je finirais par aller voir uniquement des pièces uninamiment appréciée, et je me couperais de plein de découvertes.
Vous seriez drôlement déçus (si si).
En l'espèce heureusement que je n'y suis pas allée voir ce qu'on disait de Some Explicit Polaroids au Vingtième Théâtre.
Parce que j'aurais attendu les questions brûlantes, tiens.
Et personnellement, je n'en ai pas vues. Beaucoup de facilités, d'évidences, mises bout à bout ne suffit pas toujours.
Et pourtant, l'écriture semble pointue (http://www.amazon.fr/Some-
Et surtout que le texte est desservi par un jeu d'acteur hautain, surjoué.
C'est pas joli joli de jouer à l'acteur : au lieu de jouer tout court, on se prive de toute émotion.
...
Il y a quand même des moments drôles, ou qui m'ont fait rire : notamment ceux où on voit les seins de l'actrice, et où l'acteur principal se fout complètement à poil pour prendre une douche sous un arrosoir.
Ou encore qu'un rapport buccal ne réveille pas un mort (sic).
Détrompez-vous, la finalité ne devait pas être comique, mais j'ai beaucoup rigolé, un peu comme en Art Contemporain où je me pose régulièrement une seule question :
"Mais bordel, jusqu'où vont-ils aller ?"
La vérité, c'est que je n'ai pas senti que la nudité serve l'intrigue ou la mise en scène, je l'ai plutôt vue comme des happenings inutiles et empreints de snobisme.
Mais peut-être suis-je trop peu cultivée pour comprendre ?
Alors voilà, je n'ai pas trop envie de revenir sur le contenu même de la pièce ou la mise en scène (déjà vue mille fois : des échafaudages, et des gens qui courent dessus), je souhaite juste ajouter que j'ai beaucoup aimé le jeu d'Erwan Daouphars (très bon).
Du coup, je ne recommande pas, je pense que c'est clair, et sûrement pas pour les raisons citées plus haut.
Car pour moi le théâtre c'est le partage, l'émotion, et réfléchir après sur ce qu'on a vu et ressenti.
Et je n'ai rien vu de tout cela.
Vous savez ce que je pense ? Je pense que ''est avec ce genre de pièce qu'on dégoûte le commun des mortels du théâtre.
Point final.

Comme quoi, j'en fais parfois des critiques négatives, n'est-ce pas ?
17:31 Publié dans So TheatroUs | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note











