mardi, 30 juin 2009

Soleil levant sur Bastia (La Saga Corsica Ferries 3)

Bienvenue en Corse.

Si vous avez raté le début (bande de vilains) :

Le préambule

L'arrivée sur Toulon

On monte sur le bateau

 

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"Tididoung ! Mme Bidule est demandée à la réception.

Je répète, Mme Bidule est demandée à la réception.

Merci !"

...

"Tididoung ! Le petit déjeuner vous attend sur le pont.

Café, viennoiseries, jus d'orange frais, vous attendent, rejoignez-nous !"

...

"Tididoung ! Mme Bidule est demandée à la réception.

Je répète, Mme Bidule est demandée à la réception.

Merci !"

...

"Tididoung ! Le petit déjeuner vous attend sur le pont.

Café, viennoiserie, jus d'orange frais, vous attendent, rejoignez-nous !"

...

C'est répétitif vous dîtes ?

C'est-à-dire que les gens chez Corsica Ferries vous réveillent tout en douceur.

Y'a la dame de l'accueil qui prend le micro et qui te susurre des gentillesses dans le haut-parleur de ta cabine.

Et comme j'aime bien la douceur, je suis restée au lit.

Parce qu'à 6h30 du matin, à part proposition agréablement indécente, y'a pas moyen de me faire ouvrir les yeux.

Et encore, même dans l'indécence, y'a des fois où c'est drôlement cool de garder les yeux fermés ...

Enfin bref, je m'égare, parce que j'ai été très décente lors de ce week end corse.

Vinzouille était pourtant dans la cabine juste à côté de moi, mais je n'ai pas osé aller gratter doucement par là-bas.

Non je suis restée d'une fidélité absolue à mon célibat, parce que je suis quelqu'un de bien.

 

Le résultat, c'est que la dame de Corsica Ferries, elle parlait drôlement dans son haut parleur, mais que moi je faisais genre je n'entendais rien.

Soi-disant tu embarques le soir, erreinté, et tu arrives tout reposé à quai le lendemain matin.

Soi-disant c'est ça le concept !

La vérité c'est que j'étais tellement bien sur le grand ferry, que je ne voulais pas en partir.

La voilà la vérité.

Point barre.

Je me disais ça, et je retournais dans mes rêves plein de gratouillis.

C'était divinement subversif au fond des parures de draps Corsica Ferries ...

Vous pouvez me croire.

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"Tididoung ! Mme Bidule est demandée à la réception.

Je répète, Mme Bidule est demandée à la réception.

Merci !"

...

"Tididoung ! Le petit déjeuner vous attend sur le pont.

Café, viennoiserie, jus d'orange frais, vous attendent, rejoignez-nous !"

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"Tididoung ! Mme Bidule est demandée à la réception.

Je répète, Mme Bidule est demandée à la réception.

Merci !"

...

"Tididoung ! Le petit déjeuner vous attend sur le pont.

Café, viennoiserie, jus d'orange frais, vous attendent, rejoignez-nous !"

...

Y'a quand même un moment où tu as juste envie de balancer Mme Bidule à la mer, avec le micro, les haut-parleurs et les twitter de tous les blogueurs influents.

Parce que jamais elles ne s'arrêtent les annonces si tu ne sors pas de ton lit.

JAMAIS.

Alors que, bordel, là c'était juste le moment où je rejoignais le commandant de bord dans une bananeraie tropicale !

Le plus beau rêve de la galaxie.

C'est pas possible un truc pareil !

 

Enfin je gueulais, je gueulais, et c'est carrément le staff de Corsica Ferries qui est venu gratter à ma porte.

Je n'en demandais pas tant, j'étais très flattée.

Mais bon, malheureusement, rien à voir avec mon influence, c'est juste que mes acolytes étaient déjà tous dans la cabine de pilotage et que parait-il voir l'arrivée sur Bastia est un truc exceptionnel que tu ne vois qu'une fois dans ta vie.

Alors j'ai laissé mes gratouillis, mes bananes, mes draps blancs impeccables (la bonne surprise de la traversée : la qualité de la literie) (ça doit être encore plus cool quand t'es pas tout seul dedans), et mes fantasmes de pauvre fille.

Et j'ai vu.

Avec mes acolytes, on a vu.

Bordel, y'a rien à dire, et aucune photo ne saurait retranscrire ça, même si on a un peu essayé (fallait qu'on fasse genre on est de grands photographes).

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Et puis on a fini par arriver à Bastia, avec le plus beau créneau de tous les temps.

Y'en a qui galèrent avec leur Smart à Paris, puis y'a le commandant et son énorme ferry dans le port de Bastia.

Là, tu te rends compte que y'a des trucs plus virils que d'autres.

Point barre.

D'ailleurs, j'étais très triste de quitter le commandant de bord (son élève faisait la sieste, il était choupi mais j'ai fini par comprendre que 14 ans et demi, c'est beaucoup trop jeune pour moi).

J'ai voulu lui faire l'étreinte de ceux qui ne se reverront jamais, mais je me suis rendue compte qu'il faisait la circulation à ses heures perdues.

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Comme je suis une femme du monde, je suis partie sans me retourner, entrainée par mes fesses géantes, elles-mêmes alléchées par l'odeur de beignet au brocciu.

Sur le quai, la guide la plus géniale de la galaxie, Sylvie (au cas où vous n'auriez toujours pas compris), la plus jolie communicante Corse, Marie, et nos deux beaux gosses de Corsica Ferries : les Jean-Mi.

Y'avait aussi Gilbert, le chauffeur taciturne, mais drôlement mignon sous ses deux sourcils géants.

A nous tous, on formait une équipe du tonnerre, et on pouvait enfin monter dans le minibus.

Youhou!

Le mini-bus avec un très gros micro !

Youhou!

Et derrière le micro les souvenirs et les histoires si émouvantes de l'âme corse de Sylvie !

Youhou !

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Enfin, je fais genre que j'étais drôlement intéressée par tout ça, mais en vrai je ne pensais qu'à une chose : LES BEIGNETS AU BROCCIU (bordel).

Comment dire ?

On est montés dans le minibus, et on est arrivés sur une terrasse accrochée à la citadelle.

Sur la table, le paradis sur Terre.

Rien de moins ...

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Des pâtisseries corses, les gras, DES PATISSERIES CORSES !

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Plein !

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PARTOUT !

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Et comme nous l'a dit Sylvie merveilleuse guide, ces patisseries là sont très bonnes pour les hanches et les triglycérides.

Alors pour ne pas tomber malade, j'en ai mangé plein.

Et plus encore.

Même que mon mini-short a tenté l'évasion de la valise pour rejoindre le grand trou noir de la honte abdominale.

Mais bon, je ne l'ai pas laissé faire, car j'en aurais besoin sur les poulies supendues au-dessus du vide.

Et croyez-moi que vous ne serez pas déçus du voyage quand vous verrez ce que j'ai fait.

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Avec Vinzouille, on était là, à manger nos délices (rien de sexuel, bien évidemment), un peu seuls au monde au bord de la citadelle et au-dessus de la mer.

C'est là qu'on s'est dit que ce weekend là on le mettrait à profit pour réfléchir sur nous-mêmes et puis les autres.

Y'a un truc dans la luminosité du Sud qui fait que tu ne réfléchis pas comme ailleurs.

C'est inexplicable, mais c'est comme ça.

Alors avec Vinzouille on s'est dit que ouais, on réfléchirait drôlement, mais qu'avant fallait qu'on finisse de goûter toutes les confitures et tous les gâteaux, car nous sommes des gens bien élévés.

Quand on a quitté la fabuleuse terrasse, juste on pesait deux kilos de plus qu'en arrivant.

 

Il était quoi 8h ? 8h30 ? Je ne sais plus à vrai dire.

Mais il faisait encore doux, et le vieux Bastia était désert.

On a arpenté les ruelles, on est entré dans des églises, et on avait un peu l'impression d'avoir Bastia rien que pour nous.

C'était désert, oui, et j'ai bien conscience de la chance que nous avons eu ce matin là.

La chaleur de l'accent, la luminosité, les yeux de Sylvie, la gentillesse de Vinzouille et de Marie, les sourires francs des deux jean-Mi.

Peut-être que seule cela aurait été moins bien, vous dites ?

Je ne crois pas : ce matin là, l'âme bastiaise se suffisait à elle même.

Et pour la visite, je vous renvoie vers mes photos FlickR : http://www.flickr.com/photos/alexiane1/sets/7215761977697...

Je tiens à préciser que je ne trouve pas celles-ci terribles du tout, je suis très déçue du rendu, mais que voulez-vous, j'ai préféré regarder avec mes yeux, ce week-end là.

C'était tout simplement trop beau.

 

Pour toutes questions relatives aux lieux, vous pouvez vous servir des commentaires et Marie y répondra ;)

Parce que moi je suis drôlement nulle en guide touristique.

A vrai dire, à part avaler des beignets au brocciu et les meilleures brioches de la galaxie, je n'ai pas fait preuve de talents extraordinaires durant le weekend.

Non non.

 

Et si on veut des photos plus jolies, toujours pareil :

Yannick : http://www.flickr.com/photos/ymyrtil/

Viinz : http://www.flickr.com/photos/viinz/

Romain : http://www.flickr.com/photos/romainlibeau/

Eric : http://www.flickr.com/photos/ericmaillard/

Mathilde : http://www.flickr.com/photos/parisienne-avertie/

Gaétan et Juliette : http://www.flickr.com/photos/21707593@N05/

lundi, 29 juin 2009

Le premier amoureux d'Alexiane (So ProvincioUs special)

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Les amis, on a des coïncidences de dingue parfois ...

Car figurez-vous que dans la contribution que Joséphine m'envoie pour le So ProvincioUs, on parle d'un petit village nommé Eysines.

Et Eysines, c'est tout petit, mais je connais drôlement bien !

C'est là que vivait mon premier amoureux !

Youhou !

Youhou !

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Quoique, je me demande si ça vaut le coup de youhouter dans tous les sens, tant ce mec là m'a fait morfler en me faisant croire régulièrement qu'il était tombé dans le grand trou noir ...

Ce mec là, je l'avais rencontré à 12 ans, et pendant trois ans on s'écrivait de bien jolies lettres, pas du tout amoureuses.

J'étais très fière, car il avait 2 ans de plus que moi, et à cet âge, c'était  la classe internationale un truc pareil.

A 15 ans, après 2 mois d'intense passion (surtout pour moi), et de rouli roula dans l'herbe fraîche de la campagne périgourdine, ce couillon me ramena à la gare, et disparut de la circulation pour toujours.

Non sans me dire : "Au revoir".

Je veux dire : il était drôlement poli.

Mais après ça, pas un mot, une lettre, un "tu me fais chier, bordel !".

Non : RIEN.

Pendant trois ans, j'ai cru qu'il était mort, et Toulouse-Eysines, c'était trop loin d'au moins 300km, crois-moi que sinon, J'AURAIS FAIT LE DEPLACEMENT.

Mais bon, c'était trop loin, alors il l'a jamais eu sa mandale.

 

A 18 ans, je revins à la charge, car je suis d'une opiniatreté sans nom.

Je m'étais dit que c'était que j'étais trop vilaine cette histoire, surtout à l'époque il me l'avait dit que bon, il avait attendu un peu, parce qu'à 13 ans, je ne ressemblais à rien.

Et c'est vrai que je ne ressemblais à rien, souvenez-vous : http://www.soglamourous.com/archive/2008/01/31/la-tete-au...

Ah ben oui : à rien.

Un mois après, il avait disparu de nouveau.

Mais pendant le mois, on a refait rouli roula sur la moquette de sa studette étudiante, et après une soirée où il passa son temps à me présenter comme une vieille cousine à ses amis, nous vécumes le grand moment de la rupture de frein.

J'ai pas fait exprès, mais BORDEL : y'a une justice.

La rupture de frein, c'est l'unique moment dans la vie d'un homme où il a ses règles.

Et ça ne lui plaît du tout au mec ...

C'est d'une drôlerie sans nom néanmoins, mais un peu comme chaque fois que le mec a un petit truc par là, que tu lui arracherais le coeur ça lui ferait moins mal.

Enfin bref, il a disparu.

Là, j'avais que 2 bornes à faire pour le retrouver, et puis je ne l'ai jamais fait.

Faut dire qu'entre temps j'avais trouvé un gars drôlement mieux, qui allait me piquer tout mon pognon.

Mais lui ne disparut jamais, par contre.

J'avais fait un choix, en fait.

(Peut-être pas des plus judicieux).

 

Donc, 10 ans après, je l'ai revu.

Sur Paris.

Y'a 3 mois.

On a bu des apéritifs comme des gens de bonne compagnie.

On a fait des ah et des oh, et à aucun moment je n'ai abordé les fuites dont lui seul a le secret.

"On va au théâtre un de ses jours ?"

"Boarf", qu'il me sort.

"On va écouter un concert où tu veux ?"

"Boarf", qu'il me sort.

"Mais tu aimais bien ça, non ?

Tu écoutes toujours le même genre de musique ?"

 

Ça a fini en : "Mouais, la salle Pleyel je ne connais pas, pourquoi pas ?"

 

J'étais ravie, vous vous en doutez !

Alors comme on était en avril, je lui demande quand il veut que je m'occupe de trouver une date avec un truc sympa.

"Ah, mais je ne suis pas disponible avant au moins le mois de juin! AU MOINS !" qu'il répond.

On était en avril, je n'ai pas insisté.

Et lui non plus d'ailleurs.

Il a disparu dans son ministère.

 

Je vais vous dire la vérité, 15 ans après, je ne comprends toujours pas ce mec.

Et bien évidemment, je n'ai pas rappelé.


Voilà, c'était tout naze comme histoire, hein ?

Oh, peut-être qu'un jour je vous la raconterais mieux ...

En attendant, place à Joséphine !


...

"Bonjour Alexiane,

Cela fait plusieurs semaines que je passe devant cette affiche sans pouvoir la photographier, et hier fut finalement le bon jour...
La Fête de la Patate d'Eysines est un atout touristique majeur en Gironde, avec toujours des têtes d'affiches à faire pâlir les grands festivals de l'été: Jean-Pierre Madère, Ottawan pour le cru 2009...en 2008, on a eu le droit à la présence d'Eve Angeli. Des jaloux?!

J'espère pouvoir me rendre à cette "fête" de façon à rendre ce So Provincious criant de vérité!

Bonne continuation, et bon courage pour la coloc' avec l'autre Miqueline.

Joséphine."

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Merci tout plein, Joséphine.

J'irais peut-être à la Fête de la patate, tiens.

(Par contre, on voit rien sur ta photo, donc vous autres, vous pouvez aller voir là-bas : http://festifolies-eysines.org/)

 

Je suis en panne de So provincioUs, les gras !

Et comme c'est les vacances, je compte sur vous pour me faire du cliché et encore du cliché.

Après on envoie tout ça, là : alexianeleblog-at-gmail.com

Vacances j'oublie tout ? Camping ...

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J'en sais plus les amis, sur la proposition indécente de l'autre Miqueline, colocataire fou, et amoureux des vide-ordures.

Du coup, je pense que je vais dire oui pour 24h, histoire de faire un So CampingoUs ...

 

Date : Lundi 30 juin 2009

De ; Miqueline, colocataire

A : Alexiane

Objet : Le camping des flôts bleus

 

Cool  si tu viens !

 

Le site du camping : http://www.loisirs-vacances-languedoc.com

C’est familial. Pas mal d’allemands, de hollandais, de suisses et des français blonds… bref, du bon parti en maillot de bain !

Pour du sudiste français, il faut aller sur la plage. Là t’as du mâle audois, toulousain et tarnais…

 

L’avantage, c’est que le camping est collé à la plage, donc pas besoin de faire 4 km pour aller dans l’eau. Je pense que la tatie a pris un emplacement proche de la mer en plus.

 

Bises

Miqueline

 

On part dans la soirée en Corse, ça nous fera du bien ...

Vacances j'oublie tout ? L'invitation ...

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Les amis, je crois qu'il n'y a rien d'autre à ajouter.

Je dis oui ?

Je dis non ?

 

Date : Lundi 30 juin 2009

De ; Miqueline, colocataire

A : Alexiane

Objet : La semaine du 14 juillet dans le Sud-Ouest

 

Coucou,


Je dois poser mes jours de congés.

Est-ce que tu descends toujours sur Toulouse la semaine du 14. Moi j'y serai du 15 au 19.

Je me baladerai entre Toulouse, Cahors, Albi et Gruissan où ma tante à une caravane. Ça te dit d'aller à la mer ????

La caravane dans la camping, ça nous changera les idées. En plus, ce camping est exceptionnel...


Tiens-moi au jus.


Bises

Miquzeline.

 

Inutile de chercher la femme du monde, elle est dans le grand trou noir.

CQFD.

vendredi, 26 juin 2009

Viens donc voir mon gros bateau (La Saga Corsica Ferries 2)

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Comment ça, JE PUBLIE DROLEMENT MOINS SOUVENT ?

Vous en avez de bonnes, vous !

Ça voit que vous ne vous coltinez pas du Naevus géant dans l'oreille, vous autres !

Enfin, j'ai trouvé la parade, je me balade avec la main collée sur l'oreille, ça me donne un style très chic.

Je suis fière.

 

Enfin, bref, on revient à la Corse, et aux gars qui conduisent les bateaux, qui sont les plus beaux gars du monde.

Y'a rien d'autres à ajouter.

Enfin si, et d'ailleurs je vais rajouter tout de suite.

(Je suis en forme).

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Viinz : http://www.flickr.com/photos/viinz/

Donc, on était sur le grand bateau, et je m'étais fait deux nouveaux supers copains : les Jean-Mi.

Les Jean-Mi s'occupent de la communication de Corsica Ferries, un métier que l'on aimerait bien leur piquer.

Enfin, il y a en a qui ne s'appelait pas Jean-Michel, mais Jean-Christophe.

Mais bon, vous pouvez me donner la différence, vous ?

Non ?

Donc on les appelera les Jean-Mi, et personne ne rira, car nous sommes des gens du monde.

"Et surtout c'est moyennement drôle ...", vous dites ?

Ah oui, tiens, ah oui.

Enfin faut savoir que les Jean-mi, ils connaissaient drôlement bien mon bloug.

Ils n'arrêtaient pas de rigoler de mes photos, et j'ai rapidement compris qu'ils avaient parcouru le FlickR.

Ils connaissaient mes fesses, et mes énormes seins ?

Tant mieux ! La glace était brisée !

Mais bon, tout le monde le sait que je ne suis pas du genre à m'embarrasser de ces trucs que vous appelez la pudeur, ou le mystère.

J'ai déjà mes 10 kilos de trop à me trimballer, et c'est déjà pas mal.

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Donc les deux Jean-Mi nous survendait une surprise depuis une heure.

Va y'avoir une surprise !

Va y'avoir une surprise !

Va y'avoir une surprise !

Avec Vinzouille, on a gueulé comme un seul alcoolique en manque : "Du rosé ?"

Mais c'était pas du rosé, c'était BEAUCOUP MIEUX QUE CA.

On allait voir le départ dans la cabine de pilotage avec le commandant de bord !

J'étais surexcitée.

Et surtout, c'était ma petite revanche, contre tous ceux qui se foutent de ma propension à porter de la robe du soir au saut du lit !

Ouais, je suis toujours overdressed, OUAIS !

Mais j'allais me marier avec du marin riche, et ça c'est autre chose que du blogueur influent, vous pouvez me croire ...

J'ai grimpé les 58 657 marches, et j'ai rejoint l'amour de ma nuit, toutes fleurs dehors.

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Vous savez quoi ?

C'est des menteries qu'on est tous amis, nous autres blogueurs influents.

Parce que, croyez-vous que quelqu'un m'aurait signalé l'épi monstrueux qui se dressait au dessus de ma tête ?

Non, personne n'a rien dit, bien sûr.

Du coup le commandant ne m'a jamais invitée dans sa cabine, et j'ai dû m'intéresser aux manoeuvres et consorts.

Eh oui ...

C'était passionnant.

Passionnant ...

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Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/parisienne-avertie/

Au final, je me moque mais voir le coucher de soleil sur un gros bateau dans ces conditions, c'était juste magique.

On va pas pas pleurer ni rien, mais on partait et je ne faisais que me dire que j'abandonnais là certains trucs dont je ne voulais plus.

Un voyage initiatique, voilà ce que j'ai vécu.

...

Ainsi, on regardait, on regardait, et c'était beau.

J'ai appelé mon amoureux pour lui raconter, et je crois bien que c'est là que le naevus a rejoint mon oreille.

Mais c'est un naevus Corsica Ferries, c'est donc un naevus qui a la classe.

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Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/ymyrtil/

...

Puis on regardait, et là, un mec rentre, j'ai lâché le téléphone, et toute ma dignité.

L'HOMME DE MA VIE, les amis, L'HOMME DE LA VIE !

L'homme de ma vie qui se grattait l'oreille lui aussi !

Il avait lui aussi un naevus.

Si ça c'est pas un signe !

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Je vous passe les détails, mais le bientôt commandant de bord italien de 14 ans et demi n'a jamais voulu de moi.

Trop vieille, trop grosses fesses, double naevus : c'en était trop pour lui.

Alors j'ai rejoint Vinzouille, lui était sûr.

Sûr de quoi, on ne le saura jamais.

Enfin, il est sûr, c'est un positionnement.

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Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/parisienne-avertie/

...

On n'a pas passé la nuit dans la cabine de pilotage, non.

On est allé dîner plutôt, et on a bu plein de trucs bien bons, ce qui a fait dire à Vinzouille après coup, que sur le Corsica Ferries, pas de problème de mal de mer, et qu'on ne sentait pas le roulis ni rien.

Moi je crois surtout, qu'on était bien éméchés, et que du coup on ne se rendait compte de rien.

Ni du roulis.

Ni du reste.

Mais bon, je dois être honnête : au retour je n'ai rien bu (vu que j'ai pleuré tout le long), et c'est vrai que tu sens à peine que tu es en mer tant le bidule est stable.

Et des tempêtes en Méditerranée, t'as peu de chances d'en voir, donc j'imagine que mal de mer ou pas, tu peux te lancer pour la grande traversée.

...

Enfin, j'ai pas eu le roulis, mais j'ai eu les discussions Web 2.0 ...

On a parlé applications Iphone tout le dîner, et je joue très bien la comédie.

Y'a qu'à voir mon visage d'intellectuelle, ça se voit tout de suite que j'étais passionnée.

Mais faut me comprendre bordel ! J'avais pas envie de parler boulot, vu que J'ETAIS EN VACANCES.

Mais bon le geek est un geek, et je les soupçonne même d'y penser en plein coït aux Twitter et consors ...

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Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/parisienne-avertie/

Je vous le donne en mille, la soirée s'est vite terminée.

Enfin on a bu du champagne autour d'un piano, et embrassé de la future mariée toute choupi.

Après on a vu un truc rouge au bord du ciel, et on s'est demandé 20 minutes ce que ça pouvait être.

Pour finir par se rendre compte que c'était la lune.

(Et son couillon).

Mais en vérité, j'étais un peu saoule pour m'en souvenir, et surtout dans ma tête, j'étais déjà en Corse.

Je me suis endormie rapido, seule, dans ma grande cabine.

Après, oui on a mis 18h pour y arriver en Corse, certes.

Mais je trouve que le bateau, c'est drôlement cool pour faire la coupure et te sentir en vacances.

Tu dors, tu te réveilles là-bas, y'a rien à dire.

Naevus et moi, on allait rejoindre la plus grande guide corse, du monde, et qui sait, j'ai dû sentir ce qui m'attendait ...

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Demain, si vous le voulez bien, je vous raconterais peut-être les poulies.

Peut-être.

(Faut que je tue les trois cafards de la colocation avant).

(Et comme j'ai toujours une main collée sur l'oreille ...)