lundi, 14 juillet 2008
Mariage en Touraine, Part 3
Bon, il est temps d'aborder enfin la dernière partie de mon épopée Mariage en Touraine.
Dans la première partie, Alexiane allait à l'église.
Ce qui est suffisamment rare pour être souligné.
Ce qui est suffisamment rare pour être souligné.
Dans cette dernière partie, Alexiane va tenter de se retrouver une conduite de femme du monde digne de ce nom.
C'est pas gagné.
...
Si vous avez bien tout suivi, je n'étais pas fraîche à la fin du vin d'honneur.
D'ailleurs j'étais complètement bourrée, s'il faut tout vous dire.
Donc en deux temps trois mouvements, j'ai tenté de me racheter une conduite à l'hôtel.
Oui : à l'Etap hôtel.
(Vous avez donc bien tout suivi).
J'ai sorti les artifices qui me sauvent toujours de la panade :
Chignon d'hôtesse de l'air ?
Fait !
Rouge à lèvres rouge sang ?
Fait !
Trench de camouflage de big booty ?
Fait !
Robe en soie élimée au cul ?
Fait !
Chaussures de presque pute ?
Fait !
Pochette qui brille dans le noir ?
Fait !
J'étais fin prête, point barre.
Et nous voilà donc partis, MOM*, la Polonaise, le pas polonais de la polonaise, et moi, au Manoir du Clos Lucé.
Le Manoir du Clos Lucé c'est un endroit drôlement cool, où tu fais tout médiéval :
Et tu bois aussi médiéval ?
Ouais, un truc terrible nommé le vin d'Hypocras.
Tel une guimauve, mais plein d'alcool la guimauve.
Et tu manges médiéval ?
Certes.
Mais avec des coeurs partout, on est quand même à un mariage, faut pas déconner.

"Attendez ça veut dire que y'aura pas de pièce montée ?
Je m'insurge ! Un mariage sans pièce montée, c'est comme une femme du monde qui serait bégueule : CA N'A PAS DE SENS !".
Si Dieu existe, il m'a entendue, car pièce montée il y avait :

Là vous allez me dire qu'elle n'a pas l'air très motivée la serveuse.
Et c'est vrai qu'elle est pas franchement joyeuse.
(En plus elle portait un wonderbra, ce que je trouve franchement pas terrible quand on est censé être médiéval.
C'est pas l'anachronisme qui la tue la gonzesse).
Mais en fait, c'est un peu ce qui me la rendait sympathique voyez vous.
Qu'elle se fasse chier, là, avec nous.
Un peu comme le pauvre troubadour qui se tape du mariage de blaireaux, 51 week-end par an (le 52 ème c'est nous, puisque nous ne sommes pas blaireaux. Non, nous on est pas bégueule, ce qui n'a rien à voir).
Le troubadour donc :

Et son acolyte qui jouait un truc que j'ai envie d'appeler biniou (l'anachronisme est roi sur ce bloug, je vous le rappelle) :
Il y avait aussi le cuisinier qui parfois venait nous parler troubadour.
Par exemple pour nous dire que nous allions manger de la viande avec une purée de pommes de terres, il ajoutait dix qualificatifs médiévaux, et on faisait des ah et des oh.
Quand je vous disais que nous on est pas des blaireaux !
Jusqu'au bout on a joué le jeu !
Jusqu'au bout !

...
Y'a un truc où tu as plus ou moins de bol dans les mariages, c'est sur tes voisins de table.
Moi j'ai pas eu de bol (si l'on se place de mon point de vue), et à la fois beaucoup de bol (si l'on se place de votre point de vue).
A ma gauche : polonaise et pas polonais qui couche avec la polonaise.
Eux ils sont très sympas (puisque mes potes), mais le pas polonais a décidé d'être chiant.
Il avait un spot 150 watts braqué sur sa tronche et ça ne lui plaisait pas du tout.
Et c'est vrai que ça nous faisait tous un peu chier, ce spot.
"Ça va pas du tout, je vais avoir la migraine !
Bordel j'ai déjà la migraine !
J'en ai ras le bol !
Je m'en vais, je rentre chez moi !
Ras le bol de ce mariage médiéval à la con !"
Et il s'est barré fumer le restant de son paquet de clopes.
Ça la foutait mal, surtout qu'il était témoin.
(C'est le seul qui pouvait, nous autres on était trop anticlérical.
ou presque.
Enfin, je me comprends.)
Le pompom fut atteint avec le poète médiéval qui a voulu lui remonter le moral.

Je te le donne en mille, mon pote est revenu fissa.
Et ça tombait bien, car j'avais trouvé, avec l'aide de la serveuse pas joyeuse; la solution à tous nos problèmes de spot !
J'ai nommé : la coiffe médiévale.

Du coup on a eu l'air con, certes.
Mais au moins on n'a pas eu la migraine.
Faut ce qu'il faut, moi je dis.
Et surtout, c'est MOM & le pas polonais qu'étaient drôlement contents.
Qu'on ait pas la migraine je veux dire.
Bref.
En face de moi, toujours à table donc : il y avait de l'école de commercial.
Un couple même.
Un couple qui a eu drôlement raison de faire l'école de commerce puisque désormais ils ont comme on dit réussi: ils sont commerciaux chez Lidl.
Mais à des postes à responsabilités s'il te plaît !
On a parlé Franprout, Auchan & consorts, c'était passionnant.
A un moment on a été aussi drôlement vilain avec ceux qui font toutes leurs courses chez Monoprix.
"S'ils ont envie de dépenser le triple pour le même chariot, tant mieux pour eux !".
J'ai dit oui, oui, avec ma robe Sandro à 150€, que chez Monoprix ils ont la même mais à 49€.
Et sans écrit Sandro dessus.
Enfin, au bout de 10 minutes, j'ai trouvé que j'avais suffisamment discutaillé selon les bons codes de la politesse, et je ne leur ai plus parlé jusqu'au lendemain.
Où je leur ai dit "au revoir, à bientôt peut être ?"
Mais sans prendre de quoi les contacter bien sûr.
Je suis pas bégueule, mais pas complètement con non plus.
A leur droite, toujours à table : il y avait un marketeux.
Toujours ma chance légendaire, mais sans elle, y aurait-il ce bloug ?
Non, nous sommes bien d'accord.
Je peux pas trop en dire du mal de ce marketeux là, car il est de la famille du marié.
Mais bordel de couille, y'aurait de quoi.
Au moins pour vous faire rigoler, quoi.
Figure toi qu'il venait de retrouver une cousine australienne à lui drôlement canon, et que toute la soirée il a fait des claquettes pour l'impressionner.
Il a tout donné, et pourtant il ne l'a point baisée.
En effet c'est à 5h du mat qu'il a appris que c'était de la cousine en ligne directe.
De la cousine germaine.
Les gras, il y a une justice.
...
A la fin du dîner, j'en pouvais plus.
La vinasse ne m'avait pas plus réussi, que le champagne & le vin d'Hypocras.
J'étais franchement pas jolie à voir pour tout vous dire.

Seulement, il fallait que les gens dansent.
Et comme on est des amis drôlement cools, on avait promis au marié qu'on foutrait une ambiance de dingue.
Y'a même mon pote qui lit Union** qui faisait DJ.
C'est dire !
C'est là que j'ai eu une idée de génie.
Je suis allée voir les deux qui faisaient de la musique médiévale depuis le début de la soirée (et qui nous faisaient un peu pitié à devoir se taper des blaireaux 51 week-ends par an), et je leur ai demandé de nous faire un cours de danse médiévale.
"Youhou !
De la danse médiévale.
Youhou !"
Et bien si vous voulez mon avis (ce dont je ne doute point), la danse médiévale, y'a rien de tel pour te plomber une soirée.
Ou sinon c'est que les deux zigotos étaient pas du tout médiévaux, mais on ne va pas se permettre, nous ne sommes point bégueules.
Mais quand même.
Pour vous résumer, on a sauté à pieds joints sur du biniou pendant deux heures.
Point barre.
Mais vous vous souvenez ? On avait promis de foutre l'ambiance.
Alors pendant trois heures, avec la polonaise, on a tout donné.
On a fait la ronde ...
On a fait le carré ...
On a aussi fait du pôle dance ...
On a même fait cramer la mariée !
Ne cherchez plus, bordel de roubignole : on a tout fait.
A 5h, heureuses du travail bien fait, on est rentré.
La conclusion ?
La Touraine c'est drôlement cool.
Et surtout c'était drôlement cool parce que les mariés étaient pas du tout bégueules, et heureux comme jamais.
Et y'a pas plus drôlement cool qu'un truc pareil, moi je dis.
* Man of mine, mon mec quoi.
** Ouais j'ai un pote abonné à Union, et je vous merde tous.
Demain, si vous le voulez bien, les mariés me parleront toujours.
Et qui sait ? Peut être même un cygne noir ...
12:30 Publié dans Alexiane en Province, Sex'n drug'n rock n'roll | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, touraine, amboise, troubadour, menestrel, biniou
vendredi, 11 juillet 2008
Interlude culturel
Y'en a, le weekend, qui vont au Musée.
Toi as drôlement plus de chance, c'est le Musée qui vient à toi.
Le Musée de Chanteloup rien que pour vous et vos yeux ébahis ...
Et surtout que du beau monde, car vous êtes des gens du monde.




19:41 Publié dans Les trucs qui ne rentrent dans aucune catégorie | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musée, interlude, culture, amboise
jeudi, 10 juillet 2008
Mariage en Touraine, Part 2
Donc, si vous avez tout bien suivi, on a passé la cérémonie, et les klaxons dans Amboise, et là on va à l'apéro.
Enfin, au vin d'honneur, comme on dit quand on est un peu bégueule.
Mais bon, vous savez bien qu'ici on ne l'est point.
Bégueule.
Être bégueule, c'est une perte de temps qui t'empêche de te consacrer aux choses qui ont réellement une importance.
Du sens en quelques sortes.
Point c'est tout.
...
L'apéro c'était dans un endroit drôlement chic et de bon goût.
Mais ça c'est normal puisque les mariés étaient nos amis.
On est des gens du monde, ou on ne l'est pas.
Donc pour prendre l'apéro on est allé voir un truc chinois.
Attendez voir que je retrouve le nom ...
Ah voilà, c'est là qu'on est allé : La pagode de Chanteloup.
C'est très historique comme truc, si ça t'intéresse tu n'as qu'à aller voir le site.
Y'a une nana qui nous a raconté l'histoire, mais je t'avoue que je n'ai strictement rien écouté, captivée que j'étais à mater un cygne noir.
Un cygne noir dont tu entendras rapidement parler d'ailleurs.
" Le cygne noir, c'est comme le flamand noir ou le mouton noir, il est pas aimé de son espèce parce qu'il est noir tu vois.
C'est vrai dans son espèce ils sont tous blancs, et lui il est noir.
Il est un peu con, voire drôlement vilain, le cygne noir !".
Ça c'est un condensé des conneries que j'ai pu sortir à MOM tandis qu'on nous prenait les photos souvenirs autour des mariés.
Vous l'aurez compris : la famille noire invitée au mariage était derrière moi.
Honte j'ai eu.
Enfin au bout d'un moment, on a quand même eu le droit de commencer l'apéro.
Et j'ai bu.
Il faisait chaud.
Et j'ai bu.
Il faisait lourd.
Et j'ai bu.
J'ai mangé de l'apéricube médiéval.
Et j'ai bu.
Je vous le donne en mille : en 20 minutes j'étais complètement bourrée.
Pourtant on le sait, quand on est une femme du monde, que l'apéro quand il fait lourd et qu'on est presque a jeun, c'est traître !
Je vais vous dire, je crois qu'en fait, souvent ça m'arrange d'oublier ma condition de femme du monde ...
Ce qui est cool à La Pagode de bidule, c'est qu'autour il y a plein de jeux médiévaux.
Ou qu'on te fait passer pour médiéval quoi.
En tout cas c'est tout en bois bien rustique.
C'est comme ça qu'on s'est retrouvé, la polonaise & moi, à déambuler, rondes comme deux barriques, au milieu des jeux.

Il y avait par exemple cette boule que l'on devait lancer contre une cible sur un arbre deux mètres devant soi.
Je n'ai jamais trouvé la cible, du coup je l'ai envoyée directement contre l'arbre.
Enfin, c'est tout du moins ce que j'ai tenté de faire.
Vainement.

Y'avait aussi un croquet, et ça c'est un jeu que j'ai adoré.
Bien sûr que j'ai perdu.
Mais je me suis régalée !
Par contre la mauvaise idée, c'est qu'en jouant je continuais de picoler mon champagne.
Je balançais ma coupe vide derrière moi, et à la Polonaise, et je gueulais "Champagne !".
Et la polonaise y allait.
Ce jour là, on a vécu un moment unique elle & moi.
Un de ces moments qu'on ne vit qu'une fois.
Enfin de picoler, picoler & repicoler, j'ai commencé à gonfler tout le monde.
Notamment avec la petite balayette qui servait à nettoyer les jeux.
"Hé, regarde MOM ! Je m'épile sous les bras !".
"Tu ferais bien de le faire oui !" qu'il a répondu.
"Non, je préfère me mettre des fessées !"
"Hé, regarde MOM, toi aussi je te mets des fessés !"
"Youhou !"
Même la polonaise s'était tirée.
J'étais devenue d'une connerie affligeante.
Et je ne ressemblais plus à rien, le poids des mots, certes, mais surtout le choc de la photo :
Nous sommes bien d'accord : il fallait agir.
Il fallait agir DE SUITE.
J'ai donc décidé, une fois n'est pas coutume, qu'avec la polonaise on allait faire un jeu intelligent et qu'on allait épater tout le monde.
J'ai nommé : Le solitaire.

On ne change pas deux couilles blondes.
En quelques coups on s'est retrouvé bloquées.
On a décidé qu'il est bien plus confortable d'assumer sa bêtise que de s'esquinter à faire croire le contraire.

D'ailleurs c'est à ce moment là, qu'on a décidé d'aller chercher le cygne noir.
En bateau.

Évidemment en me foutant aux pagaies, ben ça n'a pas loupé : on s'est retrouvé coincées au milieu du lac.
Comme deux couilles ?
Voilà parfaitement : comme deux couilles.
Du coup, avec la polonaise on a décidé de sortir le grand jeu à coup de grands sourires ravageurs.
Vu notre état d'ébriété, je crois qu'on aurait dû s'abstenir :
Évidemment que personne n'est venu nous chercher !
T'as vu mon état franchement ?
Conclusion, ma vilaine peau et moi, nous sommes rentrées à l'hôtel pour revêtir nos habits de lumière pour la soirée.
Et c'est là que vous ferez, enfin, la connaissance des troubadours.
Demain, si vous le voulez bien, troubadours et menestrels on this bloug.
15:13 Publié dans Alexiane en Province | Lien permanent | Commentaires (41) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, touraine, amboise, pagode de chanteloup, jeux, ébriété
mercredi, 09 juillet 2008
Mariage en Touraine, Part 1
Parfois je me regarde et je me dis que je suis très vilaine.
Encore plus vilaine que vous tous réunis.
C'est dire.
Je me dis ça, par exemple, quand on me propose un mariage en Touraine, et que je me dis "Chouette, je vais pouvoir me moquer et faire un billet !".
Même pas je respecte l'amour des amoureux, tout ça.
Non je ne respecte rien, je ne suis que fiel.
Et pourtant on le sait bien que ce que vous préférez c'est le vilain billet où on se moque, où on peut dire bouh et beh.
Et bien ça tombe bien les gras, là tout de suite vous allez pouvoir vous moquer bien comme il faut.
Ne me remerciez pas, tout ça c'est du naturel ...
On va en Touraine, sur trois jours.
Oui, carrément.
Et avec le sourire, s'il vous plaît ...
...
Donc on était invité MOM & moi à un mariage en Touraine.
Ça vaut le coup d'être souligné parce que MOM & moi c'est pas souvent qu'on est ensemble.
Mais quand on est ensemble on rit drôlement.
Moi je dis que c'est peut être ça le secret de la longévité, quoiqu'en pensent les jaloux.
Ça, et la turlutte bien sûr.
Point barre.
On est donc parti le samedi matin, et on s'est arrangé pour pouvoir déposer nos valises (10 kg pour 24h, qui dit mieux ?) à l'Etap hôtel du coin juste avant la cérémonie.
Oui vous avez bien lu : l'Etap hôtel.
J'ai rien à en dire de l'Etap Hôtel ou plutôt j'ai trop, y'a même moyen que je consacre un billet entier au truc tellement le concept m'inspire.
Je vous le donne en mille : c'est MOM qui s'était occupé des réservations.
On ne change pas une équipe qui gagne bien évidemment.
On finit par arriver à la cérémonie religieuse avec 10 minutes de retard.
Heureusement accompagnés d'un pote presque anticlérical (c'est toujours plus drôle pour supporter la cérémonie) et d'une polonaise aux gros seins, que j'ai réussi à supporter uniquement parce qu'elle n'était pas blonde.
Enfin, pas une vraie blonde quoi.
Faut pas déconner, en toutes circonstances c'est moi la femme du monde et puis c'est tout !
(Même si elle est sacrément jolie, ma copine).

Dès notre arrivée on se dit qu'on va saluer les copines de la mariée, comme si on était sympa quoi.
Et là :
"Quoi, vous n'avez pas de fleurs dans les cheveux ?
Mais la mariée elle nous a envoyé plein de mails ! ELLE VEUT UNE ROSE BLANCHE DANS LES CHEVEUX DE TOUTES LES FILLES !"
Forcément devant l'Eglise des roses blanches y'avait pas.
Alors on a pris ce qu'on trouvait avec la polonaise, et rien que de revoir nos gueules, ça me fait encore rigoler.
Je vous laisse seuls juges :

Donc voilà.
J'étais magnifiquement parée.
Le presque mari de la polonaise (enfin elle voudrait bien quoi), était témoin.
Il n'a pas eu la chance de pouvoir rigoler avec nous dans le fond et du coup, et il ne faisait que prendre des photos.
J'ai fini par lui demander pourquoi il prenait toutes ces photos, puisqu'au final elles seraient moches, qu'il les regarderait qu'une fois ou deux, et encore, UNIQUEMENT CELLES OU IL SERAIT DESSUS.
Ne mentez point : on fait tous ça.

En fait il n'a pas répondu, tout occupé qu'il était à écouter l'orchestre qui était à tomber.
Non non je ne rigole pas : on avait tous le funk en nous.
J'ai trouvé ça énorme, parce que le funk c'est rare qu'il me prenne au milieu d'une église.
Surtout que les églises & moi, moi & les églises ...

Dans le petit orchestre je me suis vue : moi en train de jouer du triangle dans 30 ans.
J'ai déjà la robe blanche et le blazer bleu marine, il ne me manque plus que le triangle à vrai dire ...

Ça m'a fait du bien de rire, car il faut savoir que je ne suis pas baptisée.
Attendez : NE PARTEZ PAS SI VITE !
Je ne suis pas baptisée MAIS consciencieuse !
Ah, ça va mieux là hein ?
Faut me voir m'entraîner à faire le signe de croix juste avant la cérémonie et regarder par terre comme une pouilleuse quand tout le monde va communier.
Oui : faut me voir.
Là j'ai honte les gras.
Je regarde par terre, comme une roubignole blonde que je suis.
Enfin rapidement la cérémonie s'est terminée, et donc on est tous sorti au soleil.
Prendre des photos.
Ah non pas des mariés !
De moi bien sûr !
C'est normal, je suis une blogueuse, je suis un peu égocentrique sur les bords et au milieu.
Mais vous allez voir, ça valait franchement le coup :
Moi qui descend les marches, avec un presque double menton ...
Moi qui lève la jambe gauche ...
Et moi qui lève la jambe droite.
Ah ça c'est clair que ça valait le coup de faire chier le monde pour prendre ces photos, hein !
Parfois j'arrive à me foutre en rogne seule, quand je vois ce dont je suis capable pour flatter mon égo ...
Enfin bref, on s'était farci deux heures d'église, on avait le droit à l'apéro désormais, non ?
Que nenni, il a en plus fallu qu'on fasse le tour de la ville en klaxonnant !
Enfin je fais style de rien, mais moi j'adore ça klaxonner en ville.
La suite, demain.
Moi, bourrée, qui fait du bateau avec une culotte bleue.
Il vous tarde, j'en suis sûre !
12:07 Publié dans Alexiane en Province | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, touraine, amboise
mardi, 08 juillet 2008
Teasing nuptial

Demain, si vous le voulez bien, je vous dirais que non, je ne me marie pas, et vous serez tous drôlement déçus.
Par contre on parlera mariage en Touraine, et, à n'en pas douter, heureux vous serez.
14:31 Publié dans Les trucs qui ne rentrent dans aucune catégorie | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, touraine, amboise






