jeudi, 07 août 2008
Le Séminaire golfique, l'interlude vidéo
13:54 Publié dans Histoire de bureau | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : golf, séminaire, corporate, collègue de bureau
mercredi, 06 août 2008
Le Séminaire golfique Part 2
Bon, hier je vous ai laissés un peu sur votre faim.
Faut en convenir.
Si, si.
En gros on avait parlé golf, mais vous n'aviez encore rien vu.
Normal, car je me suis rendue compte que le golf faut le mériter.
Et ça c'est Bernard qui me l'a appris.
Bernard, c'est le moniteur qui murmure aux oreilles des balles de golf.
"C'est con !", auriez-vous envie de me rétorquer ?
En effet.
Mais pas beaucoup plus que nos blougs finalement.
Et Bernard il m'a notamment appris deux choses golfiques hautement stratégiques :
La première c'est que le golf ça se mérite.
Notamment tu dois t'entraîner pendant deux heures avec des clubs à la con tout plats (ils ont un nom spécial, je l'ai oublié, forcément).
Et ceci avant d'avoir le droit d'aller faire le couillon sur le green.
On a tous fait Pfiou, surtout qu'il faisait une chaleur à crever, et qu'on était en plein cagnard.
Y'en a même un qui a dit que puisque c'était comme ça, il se cassait.
" Reviens Benji ! ", qu'on lui a tous sorti.
"T'as de jolies fesses !", a sorti OKONO BEACH.
(Vocabulaire 1 - OKONO 0).
"T'auras une prime de retour !",a fini par dire le mega boss.
Et là il est revenu car il était autant corporate que nous.
Si ce n'est plus.
Nous sommes des employés modèles, je vous le rappelle.
...
Donc on a appris les bases avec Bernard.
Taper la balle de loin.
Taper la balle de près.
Tenir le club.
Foutre la boule dans le trou.
Gérer les distances.
C'était pas drôle du tout.
Avec mon pote Clotaire, on a été corporate, mais en inventant des jeux de mots trashy sexy.
Par exemple, je passais mon temps à lui dire :
"Finis toi Clotaire, finis toi !", quand il n'arrivait pas à mettre la balle dans le trou.
Nous, ça nous faisait rire.
On est pas bégueule faut dire.
Je lui disais aussi : "Hey t'as vu, j'ai un gros cloub !"
Là pour le coup, même Clotaire ne riait pas.
Mais je vous le concède, c'était quand même drôlement vulgaire.
La seconde chose que m'a apprise Bernard, c'est qu'il faut pas voler les balles de Golf.
Ça les gars, c'est drôlement vilain.
Point barre.
Il l'a répété plein de fois, et je t'avoue que je suis dubitative, parce qu'un truc pareil, j'ai pas du tout envie de le voler, personnellement.
En même temps suis-je représentative du public golfique, moi qui ne pense qu'à rigoler sur le green, et qui préfère la petite voiture qui nous transporte, au jeu en lui même ?
Certainement pas !
Donc j'ai dit "Of Course, Bernard, of course !" , et j'ai fait cette photo d'anthologie :
Comme ça c'est clair pour tout le monde : les boules de golf, elles sont à L'open Golf Cloub, ET A PERSONNE D'AUTRE !
Pour tout vous dire, Bernard n'a pas eu le loisir de nous apprendre autre chose.
Puisqu'on a changé de moniteur.
Et il s'en foutait royal le Bernard, je l'ai vu partir avec la mannequin pas bulgare dans sa petite voiture ...
Plein d'espoir.
En même temps c'était elle ou moi, on était que 4 gonzesses en tout, et nos stagiaires on y fait gaffe, on tient à ce qu'elles restent pures et innocentes.
Faut pas déconner.
Le nouveau moniteur s'appelait Steve, et il avait le mérite d'être drôlement rigolo.
Plus vieux mais rigolo.
Oui, car l'autre il s'était mis en tête de nous apprendre REELLEMENT le golf.
Y'en a, ils ont de ces idées parfois.
Steve il a vite compris qu'on était des baltringues.
En golf je veux dire.
Mais corporate les baltringues, ce qui change tout.
Alors il est parti du principe qu'on allait rigoler en golfant.
Je ne suis pas bégueule, et je pense que l'humour ça te sauve toutes les situations.
D'ailleurs Steve il a sauvé la nôtre, puisque du coup dans l'équipe on a commencé à tous rigoler.
Tandis qu'avant y'avait surtout Clotaire & moi, faut l'avouer.
Steve, il me disait toujours Ma chérie.
Il me faisait des clins de yeux.
Il m'a fait rêver en me racontant qu'il était osthéopate.
Et médecin.
Et golfeur professionnel.
Ainsi que propriétaire terrien.
En bref : il avait compris que j'étais une femme du monde.
Et surtout que le golf je m'en foutais un peu.
Du coup j'ai eu le droit de rigoler et de me moquer de tout le monde à loisir.
Un gars royal, ce Steve.
A ce moment là, on était un peu comme des chevaux dans des boxs, et chacun son tour fallait qu'on fasse des swings.
Enfin ça c'est Clotaire qui me l'a dit, moi je ne faisais que regarder OKONO BEACH que je trouvais drôlement sexy avec son pied de traviole.
Le problème c'est que les balles aussi partaient de traviole.
Alors c'est bien beau de privilégier l'esthétique à la performance.
Mais au golf, faut dire ce qui est, ça ne fonctionne pas.
Enfin au final, Steve, toujours rigolo néanmoins, a poussé une petite gueulante golfique, et il a bien fallu qu'on s'y mette tous.
Et fissa.
Bon on a tous été nuls, cela ne vous étonnera que moyennement.
Et puis surtout y'a un stagiaire qui a frôlé le surmenage.
Il a commencé à s'énerver, son golf il faisait plein de fumée et de tornades, je lui ai dit " Calme toi, Huguy, CALME TOI ! "
Mais je ne l'ai pas énervé, parce que c'est un bon gars.
D'ailleurs on n'en reparlera plus tard, chacun son tour comme on dit.
De toutes manières, on a dû vite poser nos clubs, car l'un d'entre nous avait rendu l'âme.
Enfin l'un d'entre nous, un objet très proche de nous quoi.
Surtout très proche du big boss :
LA SEMELLE DE SA CHAUSSURE DROITE ETAIT PARTIE VOLER VERS D'AUTRES CIEUX.
Quelle tristesse !
Quelle désolation !
Du coup on a fait une minute de silence.
Parce qu'on est corporate.
ET qu'à ce qu'on sache, la prime de minute de silence n'a pas encore été inventée.
Alors, bien sûr, Steve a voulu faire du zèle.
Presqu'il était plus corporate que nous alors qu'il est pas dans la boite !
Ca devenait n'importe quoi !
V'là ti pas qu'il sort : "Oh, un point de colle, et il n'en paraîtra rien !".
"QUOI ?
Comment ça ?
Ouie-je bien ce que j'entends ?
Lorsque la semelle fait clap clap, on fout en l'air la godasse et puis c'est tout ! "
Et voilà comment j'ai foutu en l'air tous mes efforts de corporate en un mot.
Ils ont tous eu la confirmation de ma couillerie, juste un mois après mon arrivée.
Enfin surtout Clotaire (y'avait plus que lui qui doutait pas).
Tant mieux ça au moins c'est fait !
Enfin c'était bien beau tout ça, mais on avait toujours pas vu la couleur du green.
J'en pouvais plus moi ...
De toutes façons au swing je foutais péniblement la balle à 10 mètres et il me fallait 23 coups pour atteindre le pauvre trou, quand on me collait à 5 mètres.
J'avais envie d'espace, bordel de couille !
" Laissez la nature reprendre ses droits, Steve ! "
Steve, il m'a dit "Viens cocotte !", et on s'est barré.
"Lui, il sait parler aux femmes !" ai-je souligné auprès de OKONO BEACH.
On a grimpé dans la petite voiture.
Le green, n'attendait que nous ...
Demain, si vous le voulez bien, suite et fin.
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