jeudi, 07 août 2008
Le Séminaire golfique, l'interlude vidéo
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mercredi, 06 août 2008
Le Séminaire golfique Part 2
Bon, hier je vous ai laissés un peu sur votre faim.
Faut en convenir.
Si, si.
En gros on avait parlé golf, mais vous n'aviez encore rien vu.
Normal, car je me suis rendue compte que le golf faut le mériter.
Et ça c'est Bernard qui me l'a appris.
Bernard, c'est le moniteur qui murmure aux oreilles des balles de golf.
"C'est con !", auriez-vous envie de me rétorquer ?
En effet.
Mais pas beaucoup plus que nos blougs finalement.
Et Bernard il m'a notamment appris deux choses golfiques hautement stratégiques :
La première c'est que le golf ça se mérite.
Notamment tu dois t'entraîner pendant deux heures avec des clubs à la con tout plats (ils ont un nom spécial, je l'ai oublié, forcément).
Et ceci avant d'avoir le droit d'aller faire le couillon sur le green.
On a tous fait Pfiou, surtout qu'il faisait une chaleur à crever, et qu'on était en plein cagnard.
Y'en a même un qui a dit que puisque c'était comme ça, il se cassait.
" Reviens Benji ! ", qu'on lui a tous sorti.
"T'as de jolies fesses !", a sorti OKONO BEACH.
(Vocabulaire 1 - OKONO 0).
"T'auras une prime de retour !",a fini par dire le mega boss.
Et là il est revenu car il était autant corporate que nous.
Si ce n'est plus.
Nous sommes des employés modèles, je vous le rappelle.
...
Donc on a appris les bases avec Bernard.
Taper la balle de loin.
Taper la balle de près.
Tenir le club.
Foutre la boule dans le trou.
Gérer les distances.
C'était pas drôle du tout.
Avec mon pote Clotaire, on a été corporate, mais en inventant des jeux de mots trashy sexy.
Par exemple, je passais mon temps à lui dire :
"Finis toi Clotaire, finis toi !", quand il n'arrivait pas à mettre la balle dans le trou.
Nous, ça nous faisait rire.
On est pas bégueule faut dire.
Je lui disais aussi : "Hey t'as vu, j'ai un gros cloub !"
Là pour le coup, même Clotaire ne riait pas.
Mais je vous le concède, c'était quand même drôlement vulgaire.
La seconde chose que m'a apprise Bernard, c'est qu'il faut pas voler les balles de Golf.
Ça les gars, c'est drôlement vilain.
Point barre.
Il l'a répété plein de fois, et je t'avoue que je suis dubitative, parce qu'un truc pareil, j'ai pas du tout envie de le voler, personnellement.
En même temps suis-je représentative du public golfique, moi qui ne pense qu'à rigoler sur le green, et qui préfère la petite voiture qui nous transporte, au jeu en lui même ?
Certainement pas !
Donc j'ai dit "Of Course, Bernard, of course !" , et j'ai fait cette photo d'anthologie :
Comme ça c'est clair pour tout le monde : les boules de golf, elles sont à L'open Golf Cloub, ET A PERSONNE D'AUTRE !
Pour tout vous dire, Bernard n'a pas eu le loisir de nous apprendre autre chose.
Puisqu'on a changé de moniteur.
Et il s'en foutait royal le Bernard, je l'ai vu partir avec la mannequin pas bulgare dans sa petite voiture ...
Plein d'espoir.
En même temps c'était elle ou moi, on était que 4 gonzesses en tout, et nos stagiaires on y fait gaffe, on tient à ce qu'elles restent pures et innocentes.
Faut pas déconner.
Le nouveau moniteur s'appelait Steve, et il avait le mérite d'être drôlement rigolo.
Plus vieux mais rigolo.
Oui, car l'autre il s'était mis en tête de nous apprendre REELLEMENT le golf.
Y'en a, ils ont de ces idées parfois.
Steve il a vite compris qu'on était des baltringues.
En golf je veux dire.
Mais corporate les baltringues, ce qui change tout.
Alors il est parti du principe qu'on allait rigoler en golfant.
Je ne suis pas bégueule, et je pense que l'humour ça te sauve toutes les situations.
D'ailleurs Steve il a sauvé la nôtre, puisque du coup dans l'équipe on a commencé à tous rigoler.
Tandis qu'avant y'avait surtout Clotaire & moi, faut l'avouer.
Steve, il me disait toujours Ma chérie.
Il me faisait des clins de yeux.
Il m'a fait rêver en me racontant qu'il était osthéopate.
Et médecin.
Et golfeur professionnel.
Ainsi que propriétaire terrien.
En bref : il avait compris que j'étais une femme du monde.
Et surtout que le golf je m'en foutais un peu.
Du coup j'ai eu le droit de rigoler et de me moquer de tout le monde à loisir.
Un gars royal, ce Steve.
A ce moment là, on était un peu comme des chevaux dans des boxs, et chacun son tour fallait qu'on fasse des swings.
Enfin ça c'est Clotaire qui me l'a dit, moi je ne faisais que regarder OKONO BEACH que je trouvais drôlement sexy avec son pied de traviole.
Le problème c'est que les balles aussi partaient de traviole.
Alors c'est bien beau de privilégier l'esthétique à la performance.
Mais au golf, faut dire ce qui est, ça ne fonctionne pas.
Enfin au final, Steve, toujours rigolo néanmoins, a poussé une petite gueulante golfique, et il a bien fallu qu'on s'y mette tous.
Et fissa.
Bon on a tous été nuls, cela ne vous étonnera que moyennement.
Et puis surtout y'a un stagiaire qui a frôlé le surmenage.
Il a commencé à s'énerver, son golf il faisait plein de fumée et de tornades, je lui ai dit " Calme toi, Huguy, CALME TOI ! "
Mais je ne l'ai pas énervé, parce que c'est un bon gars.
D'ailleurs on n'en reparlera plus tard, chacun son tour comme on dit.
De toutes manières, on a dû vite poser nos clubs, car l'un d'entre nous avait rendu l'âme.
Enfin l'un d'entre nous, un objet très proche de nous quoi.
Surtout très proche du big boss :
LA SEMELLE DE SA CHAUSSURE DROITE ETAIT PARTIE VOLER VERS D'AUTRES CIEUX.
Quelle tristesse !
Quelle désolation !
Du coup on a fait une minute de silence.
Parce qu'on est corporate.
ET qu'à ce qu'on sache, la prime de minute de silence n'a pas encore été inventée.
Alors, bien sûr, Steve a voulu faire du zèle.
Presqu'il était plus corporate que nous alors qu'il est pas dans la boite !
Ca devenait n'importe quoi !
V'là ti pas qu'il sort : "Oh, un point de colle, et il n'en paraîtra rien !".
"QUOI ?
Comment ça ?
Ouie-je bien ce que j'entends ?
Lorsque la semelle fait clap clap, on fout en l'air la godasse et puis c'est tout ! "
Et voilà comment j'ai foutu en l'air tous mes efforts de corporate en un mot.
Ils ont tous eu la confirmation de ma couillerie, juste un mois après mon arrivée.
Enfin surtout Clotaire (y'avait plus que lui qui doutait pas).
Tant mieux ça au moins c'est fait !
Enfin c'était bien beau tout ça, mais on avait toujours pas vu la couleur du green.
J'en pouvais plus moi ...
De toutes façons au swing je foutais péniblement la balle à 10 mètres et il me fallait 23 coups pour atteindre le pauvre trou, quand on me collait à 5 mètres.
J'avais envie d'espace, bordel de couille !
" Laissez la nature reprendre ses droits, Steve ! "
Steve, il m'a dit "Viens cocotte !", et on s'est barré.
"Lui, il sait parler aux femmes !" ai-je souligné auprès de OKONO BEACH.
On a grimpé dans la petite voiture.
Le green, n'attendait que nous ...
Demain, si vous le voulez bien, suite et fin.
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mardi, 05 août 2008
Le Séminaire golfique Part 1
Les gras, vous vivez un instant solennel.
C'est presque du gachis de foutre un billet pareil en plein mois d'Août.
Personne ne va lire, personne ne va commenter.
Et moi je vais être drôlement triste.
Mais qui s'en soucie de ça, hein ?
Personne.
Vous prenez, vous jetez.
C'est la foire à l'Alexiane ici, et le pire c'est que j'adore ça.
Bref !
...
Si l'instant est solennel, c'est qu'on va parler d'une histoire con du bureau.
Et comme j'ai changé de job il n'y a pas longtemps, ça fait longtemps qu'on ne s'était pas moqué des collègues, tout ça.
Là on va s'en donner à coeur joie.
Et tous les collègues vont lire, en faisant semblant que ça les fait rigoler.
Halte là toi qui veut te moquer trop fort !
Munis toi de ta cape, et va ricaner dessous, que je tiens encore à mon emploi.
Par contre si tu veux dire que je suis vilaine tout ça, bien sûr que tu as le droit.
(Et of course que le boss lit ce blog !
Faut suivre !
Et je rappelle à toutes fins utiles que je suis encore en période d'essai).
...
Sitôt arrivée dans ma nouvelle entreprise, le patron nous a dit qu'on allait faire un séminaire surprise.
Les trucs drôlement rigolos où le matin tu as un powerpoint où tout le monde fait des ah et des oh.
Et puis l'après midi tu t'amuses avec tes collègues pendant.
Youhou, j'ai fait !
Car vous me connaissez, je ne pensais qu'à la note qui allait suivre et aux moqueries que je pourrais faire.
Je ne suis que vilaine et vilenies, mais ça c'est pas nouveau.
Puis ce fut le suspens ...
Où irions nous ?
Quand on nous a dit que c'était Golf, ça m'a drôlement rassurée, je m'attendais à truc du genre Kart, ou Bowling.
Or, ces trucs là, j'ai déjà donné.
...
Donc le matin même, on débarque sur place comme des fleurs un peu fânées, en prenant soin de bien choisir notre monture.
...
Sans surprise, le matin on a eu la présentation powerpoint prévue.
Ça m'a rappelé du temps où j'étais prof ...
Et bien croyez moi, que c'est quand même drôlement plus rigolo de faire semblant d'écouter que de se taper le speech devant tout le monde.
Mais il s'en est super bien sorti le boss.
(Of course que le boss lit ce blog !
Faut suivre !
Et je rappelle à toutes fins utiles que je suis encore en période d'essai).
Le midi on a eu le droit au buffet royal, et là, il s'est passé un truc avec un collègue qui a tenté un rapprochement.
J'ai fait comme si de rien n'était, j'ai même cligné de l'oeil deux trois fois, je me dis que ça peut toujours servir au bureau.
Enfin, vois le rapprochement que c'était quand le mec me sort :
"Ah ça c'est sûr que ton cul on peut pas le louper !".
Et c'est vrai qu'on pouvait pas le louper.
(Faut être honnête).
Il a ensuite tenté de se rattraper toute l'après midi, en sortant des inepties du genre :
"Mais si elles sont mignonnes tes fesses !".
Crois moi que je connais mon cul : mes fesses sont plein de trucs.
Mais elles sont pas mignonne, point barre.
Enfin comme vous le voyez, on avait des discussions très corporate.
De toutes manières, le jour où je me laisserais séduire par un mec qui porte un tee-shirt OKONO BEACH je vous le dirais.
C'est pas pour demain, vous vous en doutez.
(Va dire oh ! Connot ! à Marseille, et reviens me voir, tiens !).
Copyright photo Ludo, on se doute bien que je ne suis point capable de tels exploits.
Donc j'ai pris de tout ça deux fois, comme ça au moins j'ai su pourquoi j'avais un gros cul.
Et puis on s'est mis sur la terrasse pour manger de façon drôlement corporate.
Où que j'étais ?
A côté du boss of course !
(Of course que le boss lit ce blog !
Faut suivre !
Et je rappelle à toutes fins utiles que je suis encore en période d'essai).
...
Une fois qu'on a eu bien mangé corporate, fallait commencer le golf.
Oh moi j'ai drôlement bien appris le golf ...
"Ça suffit !", le moniteur il a dit à OKONO BEACH.
"Les nuls avec les nuls, les bons avec les bons, et les couilles avec les couilles !"
Je ne te dis pas dans quelle équipe j'étais ...
Ben avec le boss évidemment !
(Of course que le boss lit ce blog !
Faut suivre !
Et je rappelle à toutes fins utiles que je suis encore en période d'essai).
De toutes manières, moi je préférais encore être avec les couilles qu'avec les nuls ET la mannequin presque bulgare.
Ah ben ouais, y'a pas beaucoup de gonzesses dans ma nouvelle boite.
Mais la concurrence est rude.
C'est donc là que j'ai fait la connaissance du premier moniteur.
"Youhou ! " j'ai dit quand j'ai vu la petite voiture !
Car j'ai adoré la petite voiture.
Je trouve ça très femme du monde.
"On peut pas faire un stage que de la petite voiture ?" que j'ai demandé.
Le boss, n'a pas eu l'air de rigoler.
Je crois qu'à ce moment là il a commencé à comprendre que je ne suis pas qu'une couille en ligne.
Je suis aussi une couille dans la vraie vie.
De toutes façons le moniteur a dit non.
Alors je lui ai piqué la petite voiture, et je suis partie très loin avec OKONO BEACH.
Ben croyez moi, que les petites voitures c'est le plus rigolo dans le golf.
11:00 Publié dans Histoire de bureau | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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