jeudi, 10 juillet 2008
Mariage en Touraine, Part 2
Donc, si vous avez tout bien suivi, on a passé la cérémonie, et les klaxons dans Amboise, et là on va à l'apéro.
Enfin, au vin d'honneur, comme on dit quand on est un peu bégueule.
Mais bon, vous savez bien qu'ici on ne l'est point.
Bégueule.
Être bégueule, c'est une perte de temps qui t'empêche de te consacrer aux choses qui ont réellement une importance.
Du sens en quelques sortes.
Point c'est tout.
...
L'apéro c'était dans un endroit drôlement chic et de bon goût.
Mais ça c'est normal puisque les mariés étaient nos amis.
On est des gens du monde, ou on ne l'est pas.
Donc pour prendre l'apéro on est allé voir un truc chinois.
Attendez voir que je retrouve le nom ...
Ah voilà, c'est là qu'on est allé : La pagode de Chanteloup.
C'est très historique comme truc, si ça t'intéresse tu n'as qu'à aller voir le site.
Y'a une nana qui nous a raconté l'histoire, mais je t'avoue que je n'ai strictement rien écouté, captivée que j'étais à mater un cygne noir.
Un cygne noir dont tu entendras rapidement parler d'ailleurs.
" Le cygne noir, c'est comme le flamand noir ou le mouton noir, il est pas aimé de son espèce parce qu'il est noir tu vois.
C'est vrai dans son espèce ils sont tous blancs, et lui il est noir.
Il est un peu con, voire drôlement vilain, le cygne noir !".
Ça c'est un condensé des conneries que j'ai pu sortir à MOM tandis qu'on nous prenait les photos souvenirs autour des mariés.
Vous l'aurez compris : la famille noire invitée au mariage était derrière moi.
Honte j'ai eu.
Enfin au bout d'un moment, on a quand même eu le droit de commencer l'apéro.
Et j'ai bu.
Il faisait chaud.
Et j'ai bu.
Il faisait lourd.
Et j'ai bu.
J'ai mangé de l'apéricube médiéval.
Et j'ai bu.
Je vous le donne en mille : en 20 minutes j'étais complètement bourrée.
Pourtant on le sait, quand on est une femme du monde, que l'apéro quand il fait lourd et qu'on est presque a jeun, c'est traître !
Je vais vous dire, je crois qu'en fait, souvent ça m'arrange d'oublier ma condition de femme du monde ...
Ce qui est cool à La Pagode de bidule, c'est qu'autour il y a plein de jeux médiévaux.
Ou qu'on te fait passer pour médiéval quoi.
En tout cas c'est tout en bois bien rustique.
C'est comme ça qu'on s'est retrouvé, la polonaise & moi, à déambuler, rondes comme deux barriques, au milieu des jeux.

Il y avait par exemple cette boule que l'on devait lancer contre une cible sur un arbre deux mètres devant soi.
Je n'ai jamais trouvé la cible, du coup je l'ai envoyée directement contre l'arbre.
Enfin, c'est tout du moins ce que j'ai tenté de faire.
Vainement.

Y'avait aussi un croquet, et ça c'est un jeu que j'ai adoré.
Bien sûr que j'ai perdu.
Mais je me suis régalée !
Par contre la mauvaise idée, c'est qu'en jouant je continuais de picoler mon champagne.
Je balançais ma coupe vide derrière moi, et à la Polonaise, et je gueulais "Champagne !".
Et la polonaise y allait.
Ce jour là, on a vécu un moment unique elle & moi.
Un de ces moments qu'on ne vit qu'une fois.
Enfin de picoler, picoler & repicoler, j'ai commencé à gonfler tout le monde.
Notamment avec la petite balayette qui servait à nettoyer les jeux.
"Hé, regarde MOM ! Je m'épile sous les bras !".
"Tu ferais bien de le faire oui !" qu'il a répondu.
"Non, je préfère me mettre des fessées !"
"Hé, regarde MOM, toi aussi je te mets des fessés !"
"Youhou !"
Même la polonaise s'était tirée.
J'étais devenue d'une connerie affligeante.
Et je ne ressemblais plus à rien, le poids des mots, certes, mais surtout le choc de la photo :
Nous sommes bien d'accord : il fallait agir.
Il fallait agir DE SUITE.
J'ai donc décidé, une fois n'est pas coutume, qu'avec la polonaise on allait faire un jeu intelligent et qu'on allait épater tout le monde.
J'ai nommé : Le solitaire.

On ne change pas deux couilles blondes.
En quelques coups on s'est retrouvé bloquées.
On a décidé qu'il est bien plus confortable d'assumer sa bêtise que de s'esquinter à faire croire le contraire.

D'ailleurs c'est à ce moment là, qu'on a décidé d'aller chercher le cygne noir.
En bateau.

Évidemment en me foutant aux pagaies, ben ça n'a pas loupé : on s'est retrouvé coincées au milieu du lac.
Comme deux couilles ?
Voilà parfaitement : comme deux couilles.
Du coup, avec la polonaise on a décidé de sortir le grand jeu à coup de grands sourires ravageurs.
Vu notre état d'ébriété, je crois qu'on aurait dû s'abstenir :
Évidemment que personne n'est venu nous chercher !
T'as vu mon état franchement ?
Conclusion, ma vilaine peau et moi, nous sommes rentrées à l'hôtel pour revêtir nos habits de lumière pour la soirée.
Et c'est là que vous ferez, enfin, la connaissance des troubadours.
Demain, si vous le voulez bien, troubadours et menestrels on this bloug.
15:13 Publié dans Alexiane en Province | Lien permanent | Commentaires (41) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, touraine, amboise, pagode de chanteloup, jeux, ébriété






