lundi, 28 avril 2008
Grenouille, presque star
Il y a quelques temps de cela, Grenouille nous faisait signe :
"Et oh ! J'ai écrit une nouvelle y'a des années, je suis publié et c'est drôlement cool !"
C'est drôle les blougs, parce que tout le monde a fait Bravo !,Ouais !, Bis! sans même savoir CE QUI ETAIT REELLEMENT PUBLIE.
Moi ?
Comme les autres : j'ai fait Bravo !,Ouais !, Bis! parce que ca fait plus de deux ans que je le lis, Grenouille.
La nouvelle presque je m'en fichais un peu.
(...).
Allez, on peut le dire, je m'en foutais carrément.
Point barre.
Mais y'avait dédicace, du coup j'ai traversé Paris.
Car Grenouille, c'est un ami des blougs.
Et qu'il était hors de question qu'il reste tout seul, comme un con, son tas de livres devant lui, tandis que les 9 autres co-auteurs profiteraient des sunlignhts des tropiques sans partager (ces vilains).
...
Prévenue 24 heures avant, et malgré un appel tonitruant resté sans réponse sur ce bloug (on vous donne, on vous donne, et vous ne rendez pas grand chose en retour, bande de vilains !), je n'ai réussi à motiver qu'une seule couille pour m'accompagner.
Toujours la même : Eamimi.
Qui n'a ni bloug ni rien, je crois que c'est pour ça qu'elle est normale au final.
Nous voilà donc parties toutes deux, traversant Paris un samedi après midi (et crois moi qu'on avait autre chose à foutre), en quête du St Graal signé de la star :

...
Le point de rendez vous se situait dans le Marais.
Ou presque (encore plus loin que Le Marais).
On tombe devant une librairie ultra classe.
Tout de suite je dis à Eamimi : "Ca peut pas être là, c'est trop chic".
En effet c'était pas là.
C'était trop chic.
Derrière cette libraire, y'avait un marché pas du tout chic.
Enfin bobo à souhait le marché et chic, si tu veux acheter trois médaillons de veau.
Mais franchement pas chic pour un écrivain tout frais.
Tu me connais : le poids des mots certes, mais le choc de la photo.

En effet : c'était pas chic.
En plus y'avait ce pigeon à la con qui nous suivait partout, c'était limite si je commençais pas à flipper moi ...
Donc un pigeon certes, mais nulle trace de Grenouille, avec Eamimi on avait quand même franchement les boules.
On aurait presque abandonné, mais je ne m'avoue pas si facilement vaincue, que non !
On ira le chercher même au fond d'une poubelle, que je dis à Eamimi !

Là, au fin fond de cette ruelle, est ce qu'un seul d'entre vous aurait eu l'idée d'aller voir ENCORE PLUS LOIN ?
Je veux dire, on cherchait quand même de la signature littéraire.
Pas un california maki.
Et bien j'y suis allée moi, mesdames, messieurs !
Ça sentait la friture et les accras de morue, j'ai senti la grosse supercherie.
Et en effet, au bout du couloir, un batracien tout stressé, qui avait sorti son costard noir et le sous pull assorti ...
A force de regarder Houellebecq, il a cru qu'il fallait se saper ainsi pour faire sérieux dans son nouveau monde :
Le monde littéraire, où tu vends pas de livre, mais t'as du talent.

Oui, oui tu vois bien, nous étions chez un traiteur antillais.
Ça puait la friture, tu ne peux même pas imaginer à quel point.
Entendons nous bien : ça puait la BONNE friture.
Mais la friture quand même.
Voyant ma mine déconfite, et à 15h de l'après midi, direct Grenouille m'a payé un ti-punch.
Crois moi que je me sentais drôlement mieux après.
Sur une petite chaise pliante.
Dans les odeurs d'ail frit.

Au bout d'une demi heure je demande où sont les fichus livres que j'en achète un exemplaire.
Et qu'on s'en aille.
Parce que tout le monde sait que j'aime Grenouille ici, mais bon, j'en pouvais plus des relans d'oignons frits.
L'intéressé me montre une table avec dix bouquins dessus.
Ouais 10 bouquins, pour 5 auteurs venus signer.
De 15h à 18h.
La rareté fait-elle l'oeuvre ?
Faut croire.
Avec Eamimi on a pris chacune notre bouquin à 20€, on a fait signer à tous les auteurs qu'on ne connaissait pas pour leur faire plaisir.
Grâce à nous Grenouille a gagné à 20 centimes, pour fêter ce début de fortune, on a repris un ti-punch.
Enfin moi quoi.

A ceux qui se demandaient encore si star du livre ça aide pour baiser, je réponds : OUI.
Et des filles franchement jolies, tu en conviendras.
...
De retour dans le métro, j'avais rien à lire et 15 stations à tuer.
Du coup je l'ai lue, la nouvelle de Grenouille, qui parle de vampires.
Et bien tu sais quoi ? C'était franchement cool.
Je te conseille vivement d'aquérir ce recueil.
Bon courage pour le trouver par contre, les artistes maudits (et qui s'aiment ainsi) c'est pas facile à débusquer.
Quoiqu'on le trouve sur le site de la FNAC, qui l'eut cru ?
Aujourd'hui, si vous le voulez bien, personne ne dira "Et pourquoi elle est pas sexy la note du lundi ?".
Y'a Grenouille, donc c'est sexy.
Point barre.
Et demain, si vous le voulez bien, le Hot or Not concernera un blogueur archi connu.
Ou presque.
09:52 Publié dans Les trucs qui ne rentrent dans aucune catégorie | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : publications, vampires















